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BIRMANIE (1981) & MYANMAR (2002)

29 Octobre 2017 , Rédigé par Philippe & Nicole

 

Donc deux voyages effectués :

- en BIRMANIE : avril 1981 - 7 jours seulement autorisés en voyage individuel !

Cela faisait plutôt "visite éclair" de RANGOON, PAGAN et MANDALAY.

- au MYANMAR : novembre 2002 - 4 semaines

Visite plus sereine de YANGON, BAGO, BAGAN, MANDALAY et ses environs, MONYWA, lac INLE (et PINDAYA) et MRAUK-U.

Ce pays est vraiment très attachant et les visions qu'on y trouve souvent envoûtantes.

Excusez la qualité des photos, ce sont des numérisations (scan) de diapositives et de tirages papier.

Je le répète, la BIRMANIE (le MYANMAR désormais) est un pays envoûtant, tant par la population elle-même que par les sites bouddhiques, par certains paysages et par PAGAN (BAGAN désormais) en particulier.

 YANGON (RANGOON)

Capitale jusqu'en 2005 (la nouvelle capitale NAYPYIDAW le restera-t'elle  longtemps ?) RANGOON est très chaude d'avril à juin et très humide de juillet à octobre. Ville curieuse et intéressante, elle est exténuante par 40°C.

L'extraordinaire pagode SHWEDAGON nécessite une bonne santé tant il fait chaud en avril, ainsi que des plantes de pieds aguerries car il faut marcher nu-pied et les dalles au sol brûlent littéralement. La chaleur est à peine atténuée par des tapis en cordage quand cela devient vraiment trop chaud.

Que les pieds brûlent sur cette vaste esplanade !

 

. . . et pourtant que de monde y circule !

 

. . . s'y font photographier en famille et habits traditionnels . . .

 

. . . et y prient.

 

Hormis cet inconvénient de pieds sur sol brûlant la SHWEDAGON est un des sites les plus beaux et les plus intéressants du monde !

Tant pour l'architecture et l'organisation du site, que pour la stupa dorée immense et brillante, les couleurs (qui changent d'ailleurs au fil des ans car les monuments ne sont pas toujours repeints de la même couleur) et bien entendu les birmans qui la fréquentent.

La SHWEDAGON : une somptueuse pagode d'or sur un fond bleu ciel.

 

À la SHWEDAGON on y est bien !

Bref ! Vous l'avez compris, un must !

Par ailleurs, le marché couvert, les petites rues du centre-ville et le quartier de la pagode SULE valent la ballade.

RANGOON : la pagode SULE en 1981 : assez peu de circulation sur l'avenue.

 

YANGON : la pagode SULE en 2002 : la circulation automobile (surtout des petits bus et camionnettes) est désormais là.

Question niveau de vie, en 1981 la population est généralement pauvre, avec pas mal de petites activités pour gagner une maigre subsistance comme cette petite vendeuse d'eau fraiche en plein RANGOON :

 

Question habitudes et mode de vie, l'une est vraiment typique : les femmes fûment de gros cigares appelés cheroots (mais qui sont composés de tabac mélangé avec des tas d'autres choses - épices, sucre, etc . . . -) qu'a priori les hommes ne fûment pas.

En 1981 les femmes vendent et fûment le cheroot . . .

 

. . . et en 2002 la coutume reste la même.

 

BAGO (PEGU)

Etape pour aller au rocher d'or, BAGO est fort riche en visites (notamment deux bouddhas couchés). Mais rester méditer le soir juste avant la fermeture dans la pagode SHWEMANDAW, avec les clochettes qui tintinabulent et cette vision magnifique de cette immense pagode dorée (plus haute que la SHWEDAGON) est une expérience de plénitude et de bien être qui reste gravée dans les mémoires.

 

Le chinthe birman garde l'entrée de la pagode Shwe Man Daw

 

En ville comme partout des petits bars-restaurants. On constate que les bonzes ne sont pas que dans les temples ou les pagodes :

 

Le rocher d'or (Golden Rock)

Après une heure de marche depuis le camp de base, le rocher apparait, original et déroutant. C'est un complément bien agréable de la visite de BAGO.

 

BAGAN (PAGAN)

Site majeur qui révèle une ambiance très différente entre avril et novembre. Avril c'est la chaleur (jusqu'à 40°C) qui impose une situation sèche, jaune, poussièreuse dans laquelle la sieste entre 14h00 et 16h00 est plus que recommandée. Novembre c'est la tiédeur, l'humidité et la verdure parmi laquelle les pagodes et stupas de brique rouge ressortent de leur écrin vert.

PAGAN en avril 1981 : le site est jaune, sec et poussiéreux,

 

BAGAN en novembre 2002 : le site est humide et verdoyant.

Ce contraste est impressionnant quand on pense que cette immense ville (500 000 habitants) fut la capitale active du pays pendant plus de 400 ans.

Alors, la visite à vélo ou en carriole de ses centaines de pagodes en brique à perte de vue, à commencer par la petite pagode SHWEZIGON dorée et récente.

La pagode SHWEZIGON : ne pas confondre avec l'immense SHWEDAGON de YANGON, mais elle est très belle aussi.

Évidemment la pagode SHWEZIGON est fréquentée par des élèves bonzes (moines).

La promenade se poursuit par la visite des villages de fabrique de laque, des palmiers à sucre, etc . . . Il suffit de prendre le temps de regarder et d'apprécier ce site loin de toute idée d'une quelconque agitation.

Certains font la promenade en montgolfière !

 

PAGAN en 1981 : la récolte de la sève du palmier à sucre.

 

PAGAN : petit village de fabriques de laque avec ses maisons en bois et nattes très typiques.

 

BAGAN : la laque décorée pour touristes se termine devant les pagodes (ici Ananda)

 

Poursuite du voyage : on n'échappe pas au transports collectifs :

Bus et minibus : partout et même à YANGON on ne craint pas la surcharge.

 

MANDALAY

Deuxième ville du pays en train d'être colonisée depuis vingt ans par les chinois du Yunnan MANDALAY recèle quelques curiosités (fondeurs et bronziers, fabrications artisanales des fameuses feuilles d'or que les birmans collent sur les bouddhas ou certains rochers, activité fluviale sur les bords de l'IRRAWADI - maintenant l' AYEYARWADI) comme ici en 1981 : radeaux, buffles et travaux divers . . .

Et MANDALAY est surtout est au centre d'une foison de villes et sites très intéressants plus ou moins loin : SAGAING, INWA (AVA), AMARAPURA, MINGUN, MONYWA.

Comme pour beaucoup de femmes, les joues de cette vendeuse sont recouvertes de thanaka (ici à MANDALAY en 2002).

 

Et cette vendeuse de crêpes en 1981 avait bien entendu aussi le visage protégé par du thanaka.

 

SAGAING : des collines partout, avec des temples et pagodes partout et des panoramas partout. Petite ville magique qui peut mériter d'y passer une journée.

INWA : le temple BAGAYA en bois ciselé (et en activité avec ses élèves bonzes) est une vraie merveille. On reste pantois.

 

AMARAPURA : là, bien entendu, à voir le matin et le soir, le magnifique pont U-BEIN :

En teck, très animé, à la fois humain et démesuré (1,2 km de long) et s'enflammant de couleurs de soleil couchant donnant envie de communier devant ce spectacle avec tous les gens qui sont là pour voir la même chose.

MINGUN : outre la pagode inachevée et fendue - très impressionnante - une pagode "crême chantilly" fort séduisante et originale, une cloche imposante et un environnement longeant l'IRRAWADI : voilà encore une visite qui enchante et qui invite à la sérénité.

MINGUN : 50 mètres de haut . . . au lieu des 150 prévus. Ce qui reste de cette pagode inachevée est très impressionnant.

 

La pagode CHANTILLY . . . pardon ! La pagode Myatheindan.

 

MONYWA :  beaucoup de choses à voir à MONYWA même et aux environs, notamment la très kitch pagode THAMBODDAY dont on ne sait trop quoi penser sinon qu'on en a plein les yeux de couleurs et de bouddhas de toutes tailles :

Bouddha peint, pagode dorée . . . certains s'en lassent . . . pas nous.

 

La pagode Thanbodday : un délire de couleurs, aucun centimètre-carré n'y échappe !

 

À voir également une calme SHWEZIGON en ville (là où j'ai eu ce contact avec un vieux gardien - lire ma page d'accueil de ce pays), des grottes HPOWIN DAUNG et SHWEBATAUNG, complètent les visites toutes plus intéressantes les unes que les autres.

 

LAC INLÉ :  encore une curiosité liée à la vie lacustre des villages alentours et dans le lac (sur pilotis) et ses cultures flottantes elles aussi et la curieuse façon qu'ont les maraîchers/pêcheurs de pagayer (avec une jambe) ainsi que leur magnifiques nasses côniques. Très déroutant . . . et là encore les promenades incitent au calme et au relâchement.

 

Le lac INLE : ses cultures flottantes et ses pagayeurs très particuliers . . .

. . . et ses pêcheurs à la nasse.

 

Grottes de PINDAYA :  les plus connues de Birmanie car les premières à pouvoir être visitées. A environ deux heures de route de NYAUGSHWE les grottes subjuguent le visiteur tellement il y a des bouddhas partout, dans chaque recoin des grottes, des grands, des moyens et des petits, des colorés ou pas, des dorés ou pas.

 

SITTWE :  point de départ obligé pour aller à MRAUK-U, SITTWE vaut principalement par son marché aux poissons fort intéressant, tant pour les espèces pêchées que pour l'animation et les birmans.

 

MRAUK-U :  site emblématique de la civilisation des ARAKAN. Le site est vaste, les temples et pagodes ne ressemblent pas vraiment à ceux du reste de la Birmanie. On est loin du monde. Le trajet en bateau entre SITTWE et MRAUK-U dure environ 6 heures par beau temps et jusqu'à 9 heures par mauvais temps (ce que nous avons vécu dans le sens aller). Ne pas y aller n'est pas dramatique, mais pouvoir y passer une journée (c'est à dire finalement consacrer 5 jours : deux pour aller (avion puis bateau), un pour visiter et deux pour le retour (bateau puis avion) enrichit notre culture, tant du passé que des conditions de vie  actuelles des populations de ce secteur de la Birmanie.

MRAUK-U : un site étonnant avec de nombreux temples très typés.

 

MRAUK-U : une douce ambiance de soleil couchant.

 

Tiens, la pipe remplace le cheroot !

Le MYANMAR est aussi le pays des marionnettes :

 

et de cette magnifique écriture :

Tableau à craie en 2002 : quelle belle écriture ronde !

Très spéciale est aussi la fête de l'eau : du 13 au 16 avril, on est littéralement trempés de la tête aux pieds jusqu'aux sous-vêtements à force de recevoir des seaux d'eau toute la journée. Les appareils photos sont à protéger de façon complètement étanche quand on est obligé de les avoir sur soi (comme c'était mon cas puisque je repartais à l'aéroport pour prendre mon avion) et ça c'est angoissant. Sinon, c'est extrêmement joyeux et familial. En 1981 on avait la ferme impression que c'était la seule occasion dans l'année où les birmans avaient le droit de se grouper pour faire la fête. Tout le monde participe.

 

Depuis 2002 les régions que l'on peut visiter au MYANMAR sont de plus en plus nombreuses. des tas d'autres sites semblent fort intéressants. Ce pays mérite plusieurs visites. Il est enchanteur.

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Renseignements pratiques :

 

AVERTISSEMENT : j'écris ces lignes en février 2012.

Les quelques tuyaux que j'ai sur ce pays datent donc respectivement de 31 ans (!) et 10 ans. Ils sont donc forcément très fragiles et restreints ". . . avec le temps, va, tout s'en va, même les plus chouettes souvenirs ça t'a une de ces gueules. . .". J'en donne néanmoins quelques uns pour attirer l'attention sur certaines choses de l'époque et donner l'idée de vérifier ce qu'il en est depuis sur ces points.

 

CHANGE :  il fallait changer obligatoirement une certaine somme en dollars en arrivant, et ce à un taux prohibitif. Du coup c'est le seul pays où nous avions changé au noir, comme tout le monde d'ailleurs. C'était très facile à YANGON : soit près de la pagode SULE, car sans qu'on demande rien on était abordé par des birmans qui proposaient le change. On se mettait d'accord sur la somme et on se donnait rendez-vous dans un bistrot dix minutes plus tard. Là, assis à une table pas trop exposée, on comptait les billets calmement : nous les kyiats et le birman les dollars. C'était bon. Autre endroit avec le même principe : le marché couvert Bogyoke. L'échange se faisait en arrière boutique.

NOUVEAUTÉ : apparemment depuis novembre 2011 il n'y a plus obligation de changer une somme minimum et surtout on peut changer à un taux intéressant soit à un bureau de change à l'aéroport, soit en ville dans des Guest Houses ou dans des bureaux de change nouveaux. A vérifier.

Pagode SHWEDAGON : prévoir deux heures minimum, d'autant que l'entrée est payante pour les touristes ce qui est assez dissuasif de revenir plusieurs fois dans la même journée . . . à moins que maintenant le billet soit valable toute la journée avec plusieurs entrées. Attention : en pleine chaleur c'est assez éprouvant . . . pour les pieds.

La nuit c'est assez magique, mais ne faire la visite que le soir est probablement dommage.

TRANSPORTS :  Il n'y avait pas de problème particulier en 2002, il ne devrait pas y en avoir maintenant. Néanmoins :

- pour aller à MRAUK-U :  en 2002 il y avait des bus jusqu'à MRAUK-U mais les touristes ne peuvent les pouvaient pas les prendre. Il fallait obligatoirement aller en avion à SITTWE puis prendre un bateau de SITTWE à MRAUK-U.

- le rocher d'or :  depuis BAGO il fallait aller en taxi (3 heures de route) jusqu'à un "camp de base" d'où l'on prenait un pick-up (1 heure et demi de trajet) puis enfin montée à pied d'environ une heure ! Mêmes contraintes pour le retour. Pour résumer, la visite du rocher d'or à partir de BAGO nous a nécessité 13 heures de temps (départ du taxi à 06h30, sur place au rocher d'or pendant deux heures - incluant le temps du repas - revenus à BAGO à 19h30).

- les taxis qui rackettent les touristes :

au lac INLE : en 2002 il n'y avait que quelques taxis à l'aéroport d'HEHO pour emmener les touristes en ville à NYAUNGSHWE. Manifestement une organisation de racket à laquelle on ne peut échapper si on arrive le soir (partir à pied hors de l'aéroport en les snobbant ne sert à rien car on ne sait pas jusqu'où il faut aller pour retrouver la route principale ni si des bus ou des taxis auront le bon goût de passer. Donc, on se regroupe à quatre et on paye le prix demandé. Dans le sens retour, pas de problème, prix "normal".

à MONYWA : en 2002 pour aller aux grottes de HPOWINDAUNG et SHWEBATONG, les quelques rares taxis qui attendaient le touriste à sa descente du bateau avaient le monopole du trajet : donc racket assuré. Peut-être des motos sont désormais moins chères mais c'est à vérifier.

Les bijoux en SAPHIR au musée des pierres précieuses :

En 2002, les saphirs étaient d'excellente qualité et abordables, en revanche le sertissage laissait à désirer. Pour nous, on a fini par récupérer les saphirs et refait en France une nouvelle bague avec. J'ai lu en revanche que depuis, c'est de plus en plus l'arnaque, tant sur l'or blanc (qui n'en est pas) que sur la qualité de saphirs. Attention donc.

LA FÊTE DE L'EAU : du 13 au 16 avril: voir un peu plus haut.

   ==> retour sur le site    enviedevoyage 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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